Source de Vie

Retour à notre source de vie

Je me tiens à l’écoute de ma « voix intérieure » qui m’oriente et me guide.

Elle peut transformer mon tumulte intérieur en douce mélodie, en calmant le flux incessant de mes pensées.

Elle laisse couler le langage de mon âme. C’est le premier pas vers la sérénité et l’épanouissement de mon être profond.

Je vous invite à vous imprégner des métaphores et des symboles comme le ferait un pèlerin qui chemine vers l’Essentiel, vers cet art de vivre dans l’instant présent, ici et maintenant, avec authenticité.

Retrouver notre paix intérieure, stimuler notre énergie vitale et nous libérer des tourments inutiles pour ne plus perdre de temps avec le superflu, rééquilibrer l’«Etre » et l’ « Avoir» opposant une « Sobriété heureuse » au « toujours plus ».

Dans « être », je dis « je suis », mais qui « suis-je » ?

Je suis avant tout une âme, un esprit qui vit dans ce corps.

Mes pinceaux ne se contentent pas de peindre des formes colorés, mais proposent des voies à explorer dans une coloration spirituelle, à susciter une réflexion par-delà ces images qui, comme des fenêtres, invitent à voire au-delà.

Je ne cherche pas à convaincre, mais à créer le rêve, à m’approcher de l’indéfinissable, en espérant que d’autres iront boire à la source.

Bulles I

Ces bulles qui volent et virevoltent, apparemment solides, mais éphémères.

La vie est fragile à leur image.

L’intériorité a plus de réalité et d’importance que les apparences matérielles.

Ne devenons pas une génération sans idéal, sans lumière, sans foi ne croyant ni à l’âme, ni à Dieu, ni à l’avenir de l’humanité, ni à cette vie, ni à l’autre.

Bulles II

Ces bulles qui volent et virevoltent, apparemment solides, mais éphémères.

La vie est fragile à leur image.

L’intériorité a plus de réalité et d’importance que les apparences matérielles.

Ne devenons pas une génération sans idéal, sans lumière, sans foi ne croyant ni à l’âme, ni à Dieu, ni à l’avenir de l’humanité, ni à cette vie, ni à l’autre.

Bulles III

Ces bulles qui volent et virevoltent, apparemment solides, mais éphémères.

La vie est fragile à leur image.

L’intériorité a plus de réalité et d’importance que les apparences matérielles.

Ne devenons pas une génération sans idéal, sans lumière, sans foi ne croyant ni à l’âme, ni à Dieu, ni à l’avenir de l’humanité, ni à cette vie, ni à l’autre.

Au puits I, au puits II

Ces femmes creusent, puisent de l’eau, la transportent…….

M’atteler à ce dur labeur pour faire jaillir au fond de mon propre puits, au-delà des eaux marécageuses, au-delà des limites étroites de ma raison, le flot incessant d’une eau vive qui jamais ne tarit.

Eau toujours changeante. Rien n’est jamais définitivement acquis.

Chaque jour est unique, riche d’expériences nouvelles, me fait vivre plus intensément, m’engendre sans fin.

Ma vie spirituelle n’est pas de me préparer à une autre vie, mais à rendre fécond le message de Sagesses Occidentales et Orientales.

En 2007, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reconnu de façon officielle que les valeurs thérapeutiques de la spiritualité stimulent les défenses immunitaires et augmente l’espérance de vie.

Je reste, quant à moi, fermement ancrée dans ma foi chrétienne et souhaite trouver à chaque instant de mon quotidien, la présence du Seigneur, source de vie.

Le souffle

Mon existence n’est pas comparable à ces infimes petites bulles.

Mon souffle naît de Lui, existe par Lui et retourne à Lui, qui me relie aux autres de manière invisible, mais bien réelle.

Il est l’énergie, puissance qui fortifie ma liberté, apaise mes émotions.

Par sa fluidité, sa légèreté, il m’aide à mettre à distance mes peurs et mes certitudes.

Ce souffle alimente ma vie spirituelle, m’invite à m’ouvrir à plus grand que moi qui est en moi.

(Je demeure en Toi et Tu demeures en moi.)

Il est ma raison d’exister, et m’animera jusqu’à mon dernier soupire, me jetant dans les bras de l’Amour infini qui m’attend.

Méditation I, méditation II

Ma rencontre « Orient-Occident » m’a permis de développer plus intensément une spiritualité vivante.

Après cette Re-Connaissance, cette Re-Naissance, j’ai abordé les évangiles avec un nouveau regard, m’évitant le risque d’un enfermement.

Il y a 2000 ans, Jésus-Christ nous a tout enseigné, avec des paroles simples et pourtant si forts.

Mon cheminement m’a aidé à pénétrer vers l’Eveil, m’a donné la possibilité de ré-orienter ma vie par la « Metanoïa » (retournement de la conscience).

« Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. » (Jean 14,6)

C’est cette spiritualité-là qui inspire ma peinture.

–          Peindre, c’est ma prière secrète, c’est un peu me dévoiler, tisser des liens discrets, jeter des ponts entre le monde intérieure et le monde extérieur.

–          Peindre, c’est célébrer le Créateur et la beauté, en dépassant le visible.

–          Peindre, c’est Lui rendre grâce dans le partage avec les autres.

–          Peindre, c’est aussi un acte d’unification, s’opposant à un art chaotique et disloqué.

Soif I, soif II

Contempler le jaillissement discret et continu de l’eau, c’est contempler en quelque sorte le mystère de la vie.

Ma source intérieure jamais ne tarit, elle va puiser à la source de toutes les Sagesses du monde.

« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante en vie éternelle » (Jean 4,14)

Creusons notre désir et écoutons le mystère de la vie avec Angelus Silisius :

« N’appelle pas Dieu à haute voix,

« la source est en toi

« et si tu n’obstrues pas le passage

« rien n’en suspend la coulée »

Le chercheur en quête de sens

Ce chercheur n’adresse qu’une prière au Divin « Eclaire mon chemin ».

Tous les quêteurs spirituels boivent à la même source, celle de la vie et de l’amour inconditionnel. Par l’ouverture du cœur et de l’esprit, ils goûtent l’eau de la sagesse éternelle.

De plus en plus nombreux, ces pèlerins de sens croient en l’Absolu, à l’Eternel, à l’Immuable et ont conscience que nous sommes tous reliés les uns aux autres, interconnectés et interdépendants.

Un hymne de Proclus, un philosophe grec, jette un pont entre philosophie et foi :

« Comment te célébrer, ô Toi, plus loin que tout ?

Par quel mot, sous quel nom ? Innomable ?

Tout vient de Toi, TU ES.

Tu es le centre et le début, tu es le TOUT.

Tu restes immobile et vers Toi tout s’élance.

Comment donc t’appeler, Toi le seul dont on ne puisse parler »

Le bonheur

Je m’interroge :

Qu’entend-on par bonheur ?

Dépend-il de la chance, de notre sensibilité ?

Est-il durable ? Peut-on le cultiver ?

Je vois dans le regard réjoui de cette mère, veillant joyeusement sur ses enfants la racine d’un bonheur fécond, immédiat.

Mais son épanouissement personnel ne dépendra pas que de ses enfants.

Au-delà de l’état du bien-être intime, il est nécessaire d’élargir mon cœur en portant un regard bienveillant sur les évènements et sur tout ce qui m’entoure, avec moins de lourdeur, un peu plus de légèreté. Un regard vaste, un regard qui accueille ce qui est.

M’entrainer à vivre le moment présent, à célébrer le quotidien, à le goûter, à accepter ce qui est, sans ressasser le passé, sans trop me soucier du lendemain.

Accepter aussi ma propre fragilité, mes limites, et assumer mes échecs.

Il ne me suffit pas seulement d’être attentive à mon corps, encore faut-il me soucier de mon esprit, de mon âme.

Mon bonheur sera alors plus intense, plus profond, plus durable. Il deviendra même contagieux et réjouira mes proches.

Le fait de me centrer sur « ici et maintenant » m’aide à combattre mon angoisse. Hier n’est plus, demain pas encore, seul le présent est. Si je ne suis pas heureuse maintenant, quand le serais-je ?

Rêve du papillon

« Suis-je chenille, suis-je papillon ? » Peut-être les deux, tantôt chenille, tantôt papillon, désireuse de légèreté, détachée de lourdeur, renonçant à la trace sinueuse.

La mutation de la chenille me fait prendre conscience de mon être « inachevé », en devenir et « perfectible ».

Le papillon m’invite à aller plus loin, à vivre avec plus d’intensité, à me transformer, en déployant ma dimension verticale pour quitter mon petit « Moi ».

Ce papillon un merveilleux compagnon de route pour une chenille tâtonnante, car l’essentiel n’est-il pas qu’un papillon et une chenille se comprennent et fassent ensemble une belle promenade ?

Hymne à la terre

La simplicité de cette jardinière récoltant des brassés des fleurs et de fruits m’enchante, car je ressens la vie comme un éblouissement.

Je suis spontanément attachée à tout ce qui vibre, se transforme à partir de l’humus.

L’émotion esthétique que la nature éveille en moi élargit mon esprit, l’élève et l’ouvre à la beauté.

J’ai pris conscience de la dimension sacrée de la Terre et veux vivre en symbiose avec elle, la Mère nourricière.

Dans quel état la laisserons-nous à nos enfants ? Et quels enfants laisserons-nous à cette Terre ?

J’observer l’arbre. Il m’enseigne le calme et la droiture, mon axe tendant vers la verticalité, reliant mon ciel intérieur à mon être de chair. Ses bourgeons annoncent un nouveau printemps. Il vit plus longtemps et peut être un modèle de patience pour moi qui suis tellement impatiente.

Je m’enchante avec Dostoïevski :

« La beauté sauvera le monde, et l’homme sauvera la beauté. »

Emerveillement

Devant ce regard au pied du sapin, je retrouve la pureté de mon cœur d’enfant. La vie de cette petite lui est révélée dans la simplicité pas encore entachée de puérilité.

C’est plus que de la joie pure, c’est de l’allégresse.

Je me laisse envahir et revivifier par ce cœur de petite fille qui ne m’a jamais quittée.

Je trouve son pouvoir d’enchantement et d’admiration.

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. » (Saint-Exupéry)

La lumière luit dans les ténèbres

« La lumière luit dans les ténèbres. » (Jean 1, 1-5)