Yvette Metz dans l’Hebdoscope

En cette fin d’année pour le moins agitée, Yvette Metz, nous offre une parenthèse essentielle où l’art et le sacré dialoguent dans l’église du Temple Neuf transformée dès 1540 en lieu de culte protestant? Ce haut lieu de la pensée européenne du Moyen Age où Maître Eckart et Jean Tauler ont donné forme aux idées de la « mystique rhénane » accueille son exposition peintures dédiée à la réflexion spirituelle de tout un chacun. 

Née à Séville en 1938, Yvette Metz a exposé avec les plus grands peintres tels Tomi Ungerer ou Bernard Buffet, ses oeuvres sont présentes dans bon nombre de musées en France. Yvette Metz se consacre aujourd’hui pleinement à son oeuvre en accord avec ses idées humanistes. Elle reverse effectivement la totalité de ses bénéfices à sa fondation AMICOY créée en faveur des déshérités de ce monde.

Longtemps l’artiste s’est tournée vers la peinture de paysages ou de natures mortes avant de ressentir « un déclic ». La nécessité de transcrire telle une évidence. A travers ses toiles, Yvette Metz tente de « jeter des passerelles entre les sagesses occidentales et orientales ». Le mot religion reprend son sens premier « religere » qui signifie « relier » et non pas opposer en générant l’intolérance.

C’est ainsi que l’on reconnaît, dans ses tableaux, les enfants d’Abraham dont le regard limpide semble nous interpeller. L’univers féminin est devenu pour Yvette Metz un thème de prédilection, à travers différentes figures féminines, elle nous parle de toutes les femmes, celles qui sont au foyer, celles qui sont « dangereuses parce qu’elles lisent », celles qui cultivent leur insouciance telle Marie-Madeleine… Autant de questions d’actualité !

Les couleurs vives et chatoyantes, du bleu au rouge, en passant par le jaune ou l’orange insufflent une dynamique dans ces toiles qui génèrent « l’émerveillement », devant le miracle toujours renouvelé de cette « Source de Vie » dans laquelle Yvette Metz puise son inspiration.

Un splendide ouvrage regroupe ses toiles et prolonge magnifiquement cette exposition.

Par : Françoise Urban-Menninger

 

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