Yvette Metz

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Yvette Metz, la peinture comme seconde peau

A 8 ans elle dessinait les cartes de tous ses camarades de classe pour la fête des mères. Depuis, la passion pour la peinture n’a jamais quitté cette architecte à la retraite. Elle en a fait son refuge et son mode de vie. Après une exposition inaugurale du cycle Nouveau Regard en 2007, qui mettait en scène Les enfants d’Abraham : Ismaël, Isaac et Jacob, elle revient avec un deuxième volet dont le centre de réflexion est Marie Madeleine, incarnation absolue de la femme.

Depuis sa jeunesse, Yvette Metz mène des doubles vies. Architecte le jour, dans un monde d’hommes, elle se retrouve le soir devant la toile et réinvente le monde, du bout de son pinceau.

Un moyen d’expression, un moyen d’agir aussi

Petite, on lui inculque le culte du beau, de la peinture et de la musique classique ; aujourd’hui, Mozart et le rappeur Abd al Malik la charment en égale mesure. Et si elle assume complètement sa carrière de peintre, quinze ans après sa retraite, c’est aussi parce que son art lui permet d’œuvrer pour des actions humanitaires, à travers sa fondation AMICOY et l’association Voix Libres, fondée par Marianne Sébastien. Elle y verse la totalité de ses recettes pour que des femmes et des enfants de Bolivie puissent sortir des mines grâce à un système micro-crédits mis en place par Voix Libres« Avec une seule toile, je peux aider quarante-cinq femmes. c’est une de mes missions qui se réalise petit à petit. », explique-t-elle l’œil pétillant.

L’autre mission, tout aussi noble et généreuse est de mener un combat pour l’entente interculturelle et interreligieuse à travers des inspirées des Textes Sacrés. « Je puise alors mon inspiration au delà du monde invisible », confie la peintre qui réunit toutes ses œuvres dans le cycle Nouveau Regard. Mais cette mission ne s’est pas imposée, tout de suite, comme une évidence.

Un nouveau regard sur la femme

Après avoir travaillé pendant des années des natures mortes ou des paysages, œuvres couronnées par plusieurs prix internationaux, un déclic s’est produit : « J’ai ressenti le besoin de réaliser autre chose. J’ai fait un travail sur moi et j’ai senti qu’il y avait plus grand que moi en moi. »

Alors, depuis cinq ans, elle se voue à la transcription en images des thèmes bibliques. Comme dans ses œuvres humanitaires, les enfants et les femmes tiennent la première place. Ainsi, après avoir abordé le thème des enfants d’Abraham, guidée en termes historiques par Jean-Yves Leloup, dessine-t-elle aujourd’hui, tout naturellement, la femme. Ou plutôt, l’incarnation par excellence de toutes les femmes, Marie Madeleine. Et peut-être le fait qu’Yvette Metz se prénomme en vérité Madeleine, y est aussi pour quelque chose. Sous son trait, cette figure controversée se dévoile, en allant du rouge vif vers le bleu transparent, tour à tour, provocante, innocente, amoureuse ou mystique. Une exploration qui va mener l’artiste sur un chemin long et passionnant.

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