Un regard profond et sensible

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Un regard profond et sensible

Une exposition des peintures d’Yvette Metz vient d’ouvrir à la Chartreuse et s’y tient jusqu’au 3 septembre. Un nouveau regard, proposé par l’artiste avec un thème récurrent pour cette exposition : les enfants d’Abraham, Ismaël, Isaac et Jacob.

De nombreux prix et mentions spéciales en France et à l’étranger ont récompensé le parcours artistique de cette autodidacte, née à Séville, qui n’a jamais voulu se laisser enfermer dans une école ou un style particulier. Cette exposition en témoigne.

Ce nouveau regard porté sur le monde est un regard d’amour, d’inspirations judéo-chrétiennes, multiculturelles et interreligieuses. Yvette Metz a choisi de réunir les enfants d’Abraham, nés de mères différentes. Ils se tiennent par la main, signe de leur commune destinée et ressemblent à tout un chacun puisqu’ils appartiennent à l’enfance éternelle du monde.

L’artiste narre la grandeur du monde et de la Création, en utilisant la symbolique des textes sacrés et celle des enfants, citoyens du monde. Elle veut montrer que le cosmos est un monde organisé, non crée par l’homme, mais où l’infime partie de fantaisie qui lui est laissée eut soit l’embellir, soit l’enlaidir.

Inspirée par les théories de l’astrophysicien Hubert Reeves, Yvette Metz peint des nébuleuses sur fond de glacis : celle de la tête du cheval, celle d’Orion en citant St-Exupéry, « on n’hérite pas de la terre, on l’emprunte ».

Son style a changé

A sa façon, elle dépeint Adam et Eve, lancés dans une dynamique de l’infini, du jeu et de la joie, et non plus chassés du paradis, anéantis par le péché. Puis Dieu le Père se reposant le septième jour et s’interrogeant quelque peu désabusé : « qu’avez-vous fait de ma terre ? »

Depuis sa dernière exposition à la Chartreuse, douze années en arrière, son style a changé et va vers plus d’expressivité jusque dans la vigueur du trait brossé rapidement et la liberté de la touche. Le format aussi s’est agrandi depuis trois ou quatre ans. Au cœur de l’exposition, une série de dix-huit toiles, peintes à l’huile, et de grand format (1,50 m X 1 m) n’est pas à vendre mais est destinée à être exposée en France et à l’étranger pour traduire les causes chères à l’artiste : la relation à l’autre, le respect de la Création, l’attention aux enfants ou aux femmes en détresse, avec toujours un but humanitaire pour les ventes d’autres œuvres reversées en intégralité. La primeur de cette série est réservée à Molsheim.

Sa formidable technique de la peinture à l’huile, avec un sens accompli des couleurs où dominent des turquoises et des roses et beaucoup de blanc, rend sa peinture très accessible, joyeuse et dynamique, tout en faisant passer un message de tolérance et d’amour à travers le regard porté autour de soi. A l’égal de la phrase de Théodore Monod : « on a tout essayé sauf l’amour ».

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